Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Pas de dieu (2) : seulement des "dieux"

Pas de dieu  (2) : seulement des dieux, des demi-dieux et des héros


Comme je le disais dans le billet précédent, il n’y a pas de dieu au rugby, pas de "fortune" qui fait entrer la balle dans une cage, pas de fatalité : les circonstances suffisent. Les circonstances et bien sûr aussi la force, l'habileté des équipes. La vie est déjà assez compliquée comme ça, alors pourquoi inventer un deuxième monde encore moins malléable que celui-ci ?

Du reste on n'a pas besoin d'un dieu supplémentaire, caché et importun, puisque les dieux sont là, sur le stade, enmedium_Chiron.3.jpg direct : les dieux, les demi-dieux et les héros de l'épopée antique. Rien à voir avec une divinité féroce, jalouse, fatigante, irrationnelle, exclusive, possessive, qui prétend être la seule, et que par dessus le marché on est obligé d'aimer (et en plus qui ne rigole jamais). Ah ! laissez-moi souffler un peu et relire mes classiques : la mythologie antique, l'Iliade et l'Odyssée c'est quand même plus marrant !

Ici c'est comme qui dirait les dieux de l’Olympe et les héros qui se déploient dans un éventail varié. Ils sont plusieurs, ils sont pleins de qualités, de vertus, de turpitudes et de défauts. Ils réussissent magnifiquement et ils se plantent lamentablement : ce sont des dieux et des héros à l'image des hommes, on remet les choses à l'endroit.

Ils nous ressemblent, on se reconnaît :

medium_Bandeaux.2.jpg

il y a le trapu qui pousse fort, le hargneux qui ne lâche pas, le petit qui court vite, le calme qui regarde en lui-même avant de taper, le stratège qui voit la bonne combinaison et qui fait des grands signes, le surdoué qui sait tout faire et qui peut remplacer n'importe qui, le rusé qui extrait la balle en regardant autour de lui comme un chat qui chasse les taupes… Et cela vaut au mental comme au physique. Il y en a pour tous les talents, toutes les forces, toutes les erreurs, toutes les balourdises. Malgré l’uniformisation croissante des gabarits (vraiment très regrettable, mais hélas tendance "lourde"), c'est encore taillé à la mesure de l'humanité.

Sommaire du blog 

Les commentaires sont fermés.